s. HiERON., epist. 21, ad Pammach
Ces femmes, naguère si fières de lem* noblesse et si raffinées dans leur délicatesse , qui, au dire de saint Jérôme, ne pouvaient faire un pas sans être portées en litière par des eunuques, et qui alors même ne pouvaient endurer les inégalités du terrain qu'on leur faisait traverser, qui trouvaient trop lourd le poids d'une robe de soie et fuyaient le moindre rayon de soleil comme un incendie, on allait les voir se consacrer aux travaux les plus durs, aux soins les plus rebutants ^ .
Parmi les grandes maisons qui donnaient l'exemple de cette transformation chrétienne du patriciat romain, il faut surtout signaler la gens Anicia, qui remontait aux plus beaux temps de la république et qui semble avoir été la plus riche et la plus puissante de Rome à la fin du iv® siècle. Elle comptait alors parmi ses membres le fameux Anicius Pétronius Probus, qui était préfet du prétoire, c'est-à-dire le premier personnage de l'empire après l'empereur, et dont le fds, Pétronius, fut, selon quelques-uns, moine avant d'être évêque de Bologne ■. Elle devait produire plus tard les deux plus grands personnages de l'histoire monastique, saint Benoît et saint Grégoire le Grand; et dès