‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint Bernard (volume 4)Chapitre 160 sur 219 · Epist. 26, ad Pammach · texte numérisé non relu

Epist. 26, ad Pammach

qui ne les empêchait pas de reprendre avec persévérance leurs anciennes études grecques et hébraïques. LaVulgate fut entreprise par saint Jérôme pour satisfaire à l'ardeur de ces deux femmes, pour éclaircir leurs doutes et guider leurs recherches. C'est à elles qu'il dédie son œuvre; c'est elles qu'il prend pour juges de l'exactitude de son travail' . Dans ce couvent l'étude était imposée à toutes les religieuses, et chacune devait apprendre chaque jour une portion de l'Écriture sainte. Mais plus que l'étude, plus même que la pénitence, la charité dominait toutes les pensées et toutes les actions de cette généreuse Romaine. Elle prodiguait son patrimoine en aumônes; elle ne refusait jamais un pauvre; Jérôme se crut obligé de lui reprocher sa prodiga- Uté et de lui prêcher une certaine prudence". « Je (( n'ai qu'un désir, » lui répondait- elle avec la même passion de la charité qui plus tard enflamma sainte EKsabeth, » c'est de mourir mendiante, c'est de ne « pas laisser un denier à ma fille et d'être ensevelie (( dans un suaire qui ne m'appartiendra pas. Si je (( suis réduite à mendier, » ajoutait-elle. « je trouve verai bien des gens qui me donneront ; mais si « ce mendiant qui me sollicite n'obtient rien de moi

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