‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint Bernard (volume 4)Chapitre 170 sur 219 · Tiinc mutabatur corpora, nunc animi · texte numérisé non relu

Tiinc mutabatur corpora, nunc animi

RUTILIUS NlMATUNUS, 1. I, V. 439... r)1.">.

les plus grands docteurs de TÉglise d'Orient, Athanase, Basile et Ghrysostome , n avaient pas de moindi^es appuis en Occident, où ils pouvaient invoquer l'exemple de Jérôme et où leur était acquis l'irrésistible ascendant d'Ambroise et d'Augustin. Ces îles de la Méditerranée peuplées de moines, dont le regard du poète Rutilius se détom*nait avec dégoût, Tévêque Ambroise (340-397) les célébrait avec amour. « C'est là , » disait-il , (c c'est dans ces îles jetées par Dieu comme un collier de perles sur la mer, que se réfugient ceux qui veulent se dérober aux charmes des plaisirs déréglés; c'est là cpi'ils fuient le monde, qu'ils vivent dans une austère modération et qu'ils échappent aux embûches de cette vie. La mer leur offre comme un voile et comme un asile secret à leurs mortifications. Elle les aide à acquérir et à défendre la continence parfaite. Là tout excite à d'austères pensées. Rien n'y trouble la paix : tout accès est fermé aux sauvages passions du monde. Le bruit mystérieux des flots s'y marie au chant des hymnes ; et pendant que les vagues viennent se briser sur la plage de ces îles heureuses avec un doux murmure, de leur sein on entend monter vers le ciel les paisibles accents du chœur des élusV »

Ambroise était ce grand homme éloquent et cou-

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