Epist. 93 et 185, t. 11, p. 43 et
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aux sectateurs de l'erreur. Il les trouvait incompatibles avec la mansuétude catholique, et suppliait la clémence impériale de ne pas souiller d'un sang ennemi le souvenir de la passion des serviteurs de Dieu, à jamais glorifié dans TÉgliseV Et d'ailleurs, entre ces deux opinions, il nous est bien libre de choisir, pour l'admirer et l'imiter, celle où il se montre si complètement d'accord avec son génie et son cœur, comme avec la vraie gloire et la vraie force de l'Église.
Mais il ne saurait nous être permis de parler ici de saint Augustin tout à notre aise. Il faut rentrer dans ce qui touche exclusivement à ses rapports avec l'Ordre monastique. Il lui donna d'abord son exemple, ayant vécu, comme on l'a vu, depuis sa conversion, en cénobite avec d'autres cénobites, et à l'instar des religieux dont il avait étudié les usages à Rome". Il veillait surtout, pour lui-même et pour les frères de son monastère épiscopal, à la stricte observation de la pauvreté monastique. Cette loi du désintéressement personnel, basée sur la communauté des biens, était d'une nécessité urgente, dans un pays comme l'Afrique, où la soif de l'or et du luxe était universelle, et où amis et ennemis surveillaient d'un œil jaloux les progrès de