SiDONii, I. IV, ép
2. Condatporta le nom de Saint-Eugende ou Saint-Oyand jusqu'au xiie siècle, et même dans certains actes publics jusqu'au xv". C'est sous ce nom que saint Bernard recommande cette abbaye à Eugène III (ep, 291). Elle prit ensuite le nom de Saint-Claude, d'après un autre abbé, dont il sera question plus loin.'
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bords de la Méditerranée, plutôt que de la faire prendre aux sources d'eau salée toutes voisines qui ont donné leur nom à la ville de Salins'. Eugende s'occupa surtout de faire fleurir l'enseignement dans sa communauté. On y enseignait avec succès les lettres grecques et latines, non seulement auxfutm^s religieux , mais à de jeunes gens destinés à rentrer dans le monde , et Gondat devint la première école de la Séquanie, et l'une des plus célèbres de la Gaule. L'étude des orateurs anciens- s'y mêlait à la transcription des manuscrits, sous la direction de Viventiole, l'ami du célèbre saint Avit, évêque de Vienne, dont il corrigeait l'éloquence et relevait les barbarismes dans cette correspondance curieuse que tous les historiens littéraires ont rapportée.
Ces travaux intellectuels n'entraînaient pas l'abandon du travail manuel, et Viventiole envoyait à son ami une chaise en buis fabriquée de ses propres mains, et qui indique les commencements de cette précieuse industrie qui subsiste encore, après quatorze siècles, dans les chaumières du Jura^
1. Act. SS. BoLLAND., 1. 1, p.52. — Ce trait, jeté comme par hasard au milieu d'une légende du vi^ siècle, montre une fois de plusàquel point les études hagiographiques sont indispensables à l'histoire sociale, et même économique de l'Europe. Cf. Béchet, Recherches sur Salins, 1830, t. I, p. 18.