‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint Bernard (volume 4)Chapitre 211 sur 219 · Cf. MicHELET, Histoire de France, t. I, liv. i, c · texte numérisé non relu

Cf. MicHELET, Histoire de France, t. I, liv. i, c

les vêtements noirs qui les distinguaient des laïques, les moines ne faisaient pas partie du clergé, ne comptaient à aucun titre parmi les personnes ecclésiastiques. Saint Jérôme, dans plusieurs passages de ses écrits, établit que les moines doivent être, comme les autres laïques, soumis et respectueux non seulement envers les prêtres, mais aussi envers les simples clercs. Ils formaient donc ime sorte de corps intermédiaire entre le clergé et les fidèles, et comme une réserve formidable de chrétiens aguerris * . Le clergé séculier dut voir en eux un idéal qu'il n'était pas donné à tous d'atteindre, mais dont la seule présence constituait un frein contre le relâchement des ministres du Seigneur". Aussi, du fond de leurs solitudes, àNitrie comme à Lérins, ils se mêlèrent activement à toutes les grandes controverses qui répandent tant de vie sur l'histoire duiv^ et du v° siècle. On les trouve toujours au premier rang des armées de Forthodoxie. En vain leurs premiers fondateurs avaient-ils cherché à leur interdire l'accès des dignités ecclésiastiques ^ et

1. Un passage de la vie de saint Basile marque bien cette distinction entre le clergé et les moines : « Mane facto, convocato tam venerabiliclero, quam monasteriis et omni Ciiristoamabili populo, dixit eis, etc. » A philochii Episc. Iconii, Vit. S. Basili, c. 8, ap.

ROSWEYDE.

2. Voir une page admirable de MoEFiLKR, Geschichte des Mœnchthums, p. 217.

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