‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint Bernard (volume 4)Chapitre 213 sur 219 · V. plus haut, p · texte numérisé non relu

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gourmandise; enfin, selon le témoignage du plus grand des moines, menant une vie si misérable qu'il valait mieux se taire que d'en parler ' .

Ailleurs , on voyait ceux qu'on nommait en langue égyptienne les Sarabaïtes, et qui, toujours d'après le témoignage du réformateur dont les fortes lois allaient les mettre en déroute, transportaient l'empreinte du siècle dans la cellule, « comme un (( plomb ramolli et non comme l'or que la fournaise (( éprouve » . Ils vivaient deux ou trois réunis, sans règle et sans pasteur, n'ayant souci que de leurs propres troupeaux et non des brebis du Seigneur, ne prenant pour loi que leurs désirs et leurs jouissances, déclarant saint tout ce qu'ils pensaient et préféraient, et tenant pour prohibé tout ce qui leur déplaisait ".

Tous ces indignes moines, a dont la tête rasée « mentait à Dieu ^ , » trouvaient un encouragement à leur vie errante ou désordonnée dans l'absence d'une règle uniforme, d'une législation imposée ou approuvée par l'Église.

La plupart des grands chefs de l'institut cénobitique avaient, depuis saint Pacôme, rédigé, sous le nom de Règle, des institutions ou des constitutions

1. De quorum omnium miserrima conversione melius est silere quam loqui. Reg.S. Bened., c. 1.

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