‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint Bernard (volume 4)Chapitre 214 sur 219 · Mentiri Deo per tonsuram noscuntur. Ibid · texte numérisé non relu

Mentiri Deo per tonsuram noscuntur. Ibid

à l'usage de leurs disciples immédiats; mais aucune de ces œuvres n'avait acquis un empire étendu ou durable'. En Orient, il est vi^ai, la règle de Saint-Basile avait prévalu dans une foule de monastères, et cependant Gassien, en visitant l'Egypte , la Palestine et la Mésopotamie , y trouvait presque autant de règles différentes que de monastères-. En Occident, la diversité était encore plus étrange. Chacun se faisait à lui-même sa règle et sa discipline, en s'autorisant des écrits ou de l'exemple des pères d'Orient ^ Les Gaulois surtout se récriaient contre la rigueur extrême des jeunes et des abstinences qui avaient pu convenir au ciel ardent de l'Egypte et de la Syrie , mais que ne pouvait supporter ce qu'on appelait déjà V infirmité gallicane^ et même au sein de la ferveur initiale des monastères du Jura, ils avaient réussi à imposer à leurs chefs des tempéraments néces-

1 . Ceux qui voudraient avoir une idée de ces efforts prématurés et ^avi\eUnontqu'dconsu\ter\esDisquisiiionesmonasticœduP.UjEi- TEN, lib. I, tract. 3, 4 et 5. Anvers, 16hi4, in-foiio.

Page 1