CHAPITRE IV
Services rendus à la Chrétienté par les Moines.
Sine lictioiie didici, et sine invidia communico, et lionestatem(ilIorumj non abscondo.
Sap., VII, 13.
Il y a des triomphes et des services d'un ordre si profond qu'ils n'acquièrent tout leur éclat que sous le regard de l'histoire et devant la postérité. Tel est celui que l'on vient de signaler. Mais il en est d'autres plus visibles, plus palpables, et qui saisissent tout d'abord l'admiration et la reconnaissance des contemporains. Quand on recherche les raisons qui ont mérité aux Ordres religieux , dès leur origine et pendant tout le temps qu'a duré leur ferveur, un rôle si important dans les destinées de l'Église et une si belle place dans le cœur de tous les peuples chrétiens, il semble facile de les reconnaître dans les deux grandes fonctions communes à tous les ordres et à toutes leurs branches : la Prière et l'Aumône.
Le premier de tous les services que conféraient