‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint Bernard (volume 4)Chapitre 33 sur 219 · Deus bone! quanta pauperibus procuras solatia · texte numérisé non relu

Deus bone! quanta pauperibus procuras solatia

4. Petr. Blessensis, Contin..,\ Ing. Croïlano, ap. Gale, Rer. Angl. script., t. I.

INTRODUCTION. lxxxi

lait les quitter, ils avaient besoin de se rappeler les lois inviolables du détachement chrétien. « 0 ma cellulle ! » disait Alcuin au moment de quitter le cloître pour la cour de Gharlemagne, « douce et bien-aimée demeure, adieu pour toujours! Je ne verrai plus ni les bois qui t'entouraient de leurs rameaux entrelacés et de leur verdure fleurie, ni tes prés remplis d'herbes aromatiques et salutaires, ni tes eaux poissonneuses, ni tes vergers, ni tes jardins où le lis se mêlait à la rose. Je n'entendrai plus ces oiseaux qui chantaient matines comme nous et célébraient à leur guise le Créateur, ni ces enseignements d'une douce et sainte sagesse, qui retentissaient en même temps que les louanges du Très-Haut, surdes lèvres toujours pacifiques comme les cœurs. Chère cellule! je te pleure et te regretterai toujours; mais c'est ainsi que tout change et tout passe, que la nuit succède au jour, l'hiver à Tété, Torage au calme, la vieillesse fatiguée à l'ardente jeunesse. Aussi, malheureux que nous sommes! pourquoi aimons-nous ce monde fugitif? C'est toi, ô Christ! toi qui le mets en fuite, qu'il nous faut seul aimer; c'est ton amour qui doit seul remplir nos cœurs, toi, notre gloire, notre vie, notre salut ' ! »

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