‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint Bernard (volume 4)Chapitre 45 sur 219 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

Griefs contre les moines. — La richesse monastique.

Quis plantât vineam et de fructu ejus non edit? Quis pascit gregeni et de lacté gregis non manducat: I Cor., IX, 7.

Mais tandis que nous nous abandonnons, avec un tendre et douloureuxrespect, à la contemplation de cette grandeur éteinte, le monde retentit encore des clameurs qui ont assailli, pendant trois siècles, rOrdre monastique , et qui ne se lassent pas de célébrer sa chute.

(( Moine! » avait dit Voltaire, ce quelle est cette profession-là? C'est celle de n'en avoir aucune, de s'engager par un serment inviolable à être absurde et esclave et à vivre aux dépens d'autrui ^ » Cette définition avait été universellement acclamée et acceptée dans le royaume qui fut le berceau de l'Ordre de Cluny et de la congrégation de Saint-Maur, dans • la patrie de Benoît d'Aniane, de saint Bernard, de Pierre le Vénérable, de Mabillon et de Rancé. Elle

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