‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint Bernard (volume 4)Chapitre 60 sur 219 · A Alcobaça · texte numérisé non relu

A Alcobaça

2. Ajoutons, pour notre plus grande honte, que ces soudards étaient des Français, soldats de Napoléon pr, en 1810. La chevelure d'Inès de Castro, tirée de sa tombe violée' est chez un amateur de Paris. — On montre chez un autre les ossements de Chimène !

ce LES MOINES D'OCCIDENT.

Cliez nous, il n'a pas suffi de piller, de profaner, de confisquer, il a fallu renverser , raser, ne pas laisser pierre sur pierre ;que dis-je? fouiller jusqu'aux entrailles du solpouren extirper la dernière de ces pierres consacrées. On Ta dit avec trop de raison \ jamais une nation ne s'était laissé ainsi dépouiller^ par ses propres citoyens, des monuments qui attestaient le mieux chez elle, non seulement la culture des sciences et des arts, mais encore les plus nobles efforts de la pensée et les plus généreux dévouements de la vertu. L'empire d'Orient n'a pas été saccagé par les Turcs comme la France l'a été et l'est encore par cette bande de démolisseurs insatiables qui, après avoir acquis à vil prix ces vastes constructions, ces immenses domaines, les exploitent comme des carrières, pour en retirer un lucre sacrilège. J'ai vu de mes yeux leschapiteaux et lescolonnettesde telle église abbatiale que je pourrais nommer, employés comme autant de cailloux pour la route voisine. Autant en feraientdesmarchands de couleursqui enlèveraient avec un grattoir le carmin ou le bleu d'outremer des tableaux de Yan Eyck ou du Pérugin, pour en augmenter leur fonds de boutique.

En Asie Mineure, en Egypte, en Grèce, il reste

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