‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint Bernard (volume 4)Chapitre 80 sur 219 · Histor., IV · texte numérisé non relu

Histor., IV

assouvir le bonheur de cinq ou six monstres. Après Constantin, les souverains valent mieux que ces monstres ; mais les institutions valent de moins en moins! Cent vingt millions d'hommes n'ont encore pour tout droit que celui d'appartenir à un seul homme, au maître de rencontre qu'un caprice de l'armée ou une intrigue de cour appelle à l'empire. Le despotisme, en vieillissant, devient à la fois plus faible ou plus vexatoire. Il pèse sur tous et ne protège personne. Il épuise un monde qu'il ne peut pas même défendre. Le pouvoir d'un seul, dit Salvien, est la ruine du monde : unius lionor, orhis excidium\ Partout disparaissent la paix, l'aisance, la sécurité". Depuis la conversion de Constantin comme avant lui, chaque règne resserre la trame de cette fiscalité savante qui finit par ruiner le travail et la propriété dans le monde romain. A l'aide de la jurisprudence, elle érige remperem% coirmie représentant unique du peuple souverain, en propriétaire suprême de tous les biens de l'empire. L'impôt vient absorber ce que la délation et la confiscation n'ont pas encore épuisé dans le patrimoine des hommes libres. Il faut acheter, dit Lactance, jusqu'à la liberté de respirer. Selon Zosime% les

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