Voir plus haut, p
5. MovaaxVipiov , endroit où l'on vit seul; c'était déjà le nom qu'on donnait , selon Dœllinger, aux oratoires des Thérapeutes.
. 6. Bulteau, au livre de son Essai de l'histoire monastique d'Orient, Paris, 1680, a réuni une foule de témoignages tirés des Pères et des Ménologes grecs, qui constatent la perpétuité de
vierges et des veuves, enflammées par l'amom^ de Dieu, rivalisaient de com^age, d'austérité et de pénitence avec ces hommes vénérables et formaient comme eux des communautés. Partout on regardait les ims et les autres conmie la fleur de cette moisson que le Fils de l'homme était venu récolter sur la terre.
Mais il vint mi moment où ce germe se développa avec une fécondité prodigieuse. Ce fut à l'époque des dernières persécutions et des premières invasions des Barbares, entre le règne de Dèce et celui de Dioclétien. Tout à coup les déserts se remplirent de solitaû^es qui y avaient cherché un refuge contre la corruption romaine, contre la cruauté des Césars, contre la barbarie des futurs vainqueurs de Rome. Et l'empire apprit qu'outre les chrétiens qui, mêlés aux païens, formaient déjà la moitié du monde, il y avait d'immenses réserves d'hommes encore plus ardenniient et plus spécialement voués à la loi nouvelle. Les moines paraissent. Ils viennent à point nommé pour remplacer les martyrs et pour contenir les Barbares.
Plus d'im moine d'ailleurs commença par reven-
Ja vie ascétique pendant les premiers siècles de l'Église, mais il reconnaît que toutes ces autorités ne sont pas également sérieuses. Voir aussi les Constitutions apostoliques attribuées au pape saint Clément, et certainement antérieures à Constantin.
cliquer sa place parmi les martyrs^ . Il y eut même des religieuses qui comptèrent parmi les vierges immortelles dont les tortures et l'invincible résistance à la luxure et à la cruauté païennes forment une des pages les plus héroïques de l'histoire de l'Église. Flavia Domitilla, la nièce de Titus et de Domitien, avait reçu le voile des mains du pape saint Clément, avant d'être brûlée vive avec ses deux sœurs de lait et ses deux serviteurs, Nérée et Achillée-. Citons encore un exemple moins connu, mais non moins glorieux. Pendant la persécution de Dioclétien, il y avait à Nisibe, en Mésopotamie^ , un monastère de cinquante vierges. L'une d'elles, Fébronia, âgée de vingt-cinq ans, était renommée à la fois par l'éclat merveilleux de sabeauté\ par l'extrême austérité de sa vie^ par la profondeur de sa science ascétique et les prédications éloquentes que tous les vendredis les nobles matrones de la ville venaient entendre de sa bouche. Mais, pour mieux respecter la pudeur et la réserve de sa fille spirituelle, l'ab-
1. Bulteau en cite de nombreux exemples [op. cit.), mais avec des réserves fondées sur la valeur contestable des ménologes grecs.