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comme tout son peuple, s'était mis à la tête des naufrageurs. Maintenant le roi était chrétien, grâce à sa femme, princesse mercienne ; mais le pays était resté à peu près complètement inaccessible aux missionnaires catholiques. Ce royaume avait fourni à l'Heptarchie le premier Bretwalda connu, .^Ua, mais il était depuis lors tombé dans l'obscurité, défendu à la fois contre les envahissements de ses puissants voisins et contre les efforts des moines de Cantorbéry par les rochers et les forêts qui en rendaient alors l'abord très difficile \ ce que l'on comprend à peine en parcourant aujourd'hui cette riche et molle contrée. Les habitants d'ailleurs tenaient avec acharnement à leur ancien culte ; ils reprochaient aux autres Saxons, devenus chrétiens, leur apostasie. Toutefois il y avait chez eux les germes dont naissait ordinairement la conversion des plus obstinés : une princesse chrétienne et un monastère. Mais ce monastère n'avait pour habitants que cette toute petite communauté de moines celtiques dont on a parlé plus haut^ , et nul parmi les gens du Sussex ne se souciait d'écouter leurs enseignements. Wilfrid arrive : on peut le chasser de sa patrie, de son diocèse ; on ne Tempêchera pas d'être ailleurs
1. Prae rupium miiltiUidine et silvarum densitate... inexpiignabilis. Eddius, c. 39.