Eddius, c
(( travaillé clans l'observance delà vie commune :je c( ne puis plus lui refuser la permission de re- (( tourner à la vie solitaire et contemplative dont il (( a soif. Je vous exhorte tous à conserver scrupu- (( leusement la régularité de votre vie jusqu'à ce (( que je revienne parmi vous et que je vous amène (( celui que j'ai jugé digne d'être votre supérieur. c( Mais s'il plaît à Dieu que je ne revienne plus, (( prenez celui que vous indiqueront de ma part (( mes compagnons de voyage que voici; con- (( stituez-le votre abbé, et prêtez-lui l'obéissance c( que vous nous avez promise à Dieu et à moi. » A ces mots, où ils pressentaient bien un adieu suprême, tous les religieux tombèrent à genoux en pleurant et la tête inclinée jusqu'à terre, ils promirent de lui obéir. Pendant qu'ils restaient ainsi prosternés, Wilfrid les bénit, les recommanda du fond de son tendre cœur à Dieu, et les quitta pour ne plus les revoir ^ .
Le nouveau roi de Mercie, Geonred, neveu de son vieil ami Etlielred, l'avait invité à venir conférer tant de l'état des monastères en Mercie que de sa propre âme ; entraîné par l'exemple de son oncle vers la vie monastique, il voulait consulter Wilfrid, avant d'aller rejoindre cet oncle dans le cloître. Le vieux saint se rendit à cet appel, et francliissant