Eddius, c. 61 et
3. Les beaux vers de l'épitaphe que Bede nous a conservée et dont il est probablement l'auteur, méritent d'être cités, au moins en partie :
Wilfridus hic magnus requiescit corpore prttsul, Hanc Domino qui aulain ductus pietatis amore Fecit, et eximio sacravit nomine Pétri ; Gui claves cœli Christus dédit arbiter orbis... Paschalis qui etiam solerania tempera cursus Catholici ad justum corexit dogma canonis, Quem slatuere patres, dubioque errore remoto Certa suae genti ostendit moderamina ritus : Inque locis istis monacliorura examina crebra Colligit, ac monitis cavit qua» régula patriim.
DE WILFRID. ■ 38 i
A peine mort, Wilfrid apparut aux yeux de tous ce qu'il était, un grand saint et un grand homme. Contenue ou contestée de son vivant par les luttes de race, de parti et d'opinion où il avait été engagé, la vénération populaire éclata autour de sa tombe. Des guérisons miraculeuses sur la terre, des apparitions lumineuses dans le ciel ; la cellule où il venait d'expirer protégée contre d'imprudents profanateurs et contre les ravages de l'incendie par une force surnaturelle, tels furent les premiers prodiges qui éveillèrent la confiance enthousiaste du peuple anglo-saxon dans ce saint de sa raceS confiance qui, une fois enracinée, alla toujours croissante et se manifesta avec un redoublement d'intensité, après quatre siècles écoulés, sous les premiers rois normands. Ce ne furent pas seulement alors les aveugles, les infirmes, les moribonds, les naufragés qui eurent à se féliciter d'avoir invoqué la puissante intervention du saint abbé de Hexham auprès du Dieu vivant : ce furent encore les innocents persécutés, les vierges outragées, les populations désolées par les ravages de la guerre ou parP oppression des vainqueurs étrangers^ .
Sedulus instituit : multisque domique, forisque Jactatus nimium per tempora longa periclis, Quindecies ternos postquam egit episcopus annos Transiit, et gaudens cœlestia régna petivit. Dona, Je.su, ut grex pastoris calle sequatur.