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SxVINÏ CUTHBERÏ. 429
les vertus et les services qui signalèrent la courte durée de cette mission apostolique. Sa nouvelle dignité ne changea rien à son caractère, ni même à son genre de vie. Il s'attachait à suivre ses anciennes observances de cénobite et même d'anachorète. Au miheu de la pompe épiscopale, on retrouvait toujours en lui le moine et le missionnaire d'autrefois. Son épiscopat semble d'ailleurs n'avoir été qu'une mission indéfiniment prolongée. Il parcourait dans tous les sens son vaste diocèse, pour administrer la confirmation aux néophytes, traversante foule plus attentive et plus respectueuse que jamais, lui prodiguant tous les genres de bienfaits, aumônes, vêtetements, prédications, guérisons miraculeuses, pénétrant comme jadis jusque dans les hameaux et les réduits les plus écartés, gravissant les montagnes et les plateaux, couchant sous la tente et quelquefois n'ayant d'autre gîte que des huttes de branchages pris dans la forêt la plus voisine du désert où il faisait jailhr le torrent de son éloquence et de sa charité * .
Ici se retrouve, comme à toutes les époques de sa vie antérieure, le trait le plus charmant de cette bonne et sainte âme. Chez le missionnaire encore obscur des environs de Melrose , comme chez le prieur déjà célèbre de Lindisfarne, et encore plus, si c'est