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MOINES d'occ, IV. 27
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saint Augustin, et qui voulut garder auprès de lui pendant deux ans son guide anglo-saxon, transformé de moine de Lérins en abbé du principal monastère de Gantorbéry^
Après ces deux ans de séjour auprès du nouvel archevêque, Fabbé Benoît, au lieu de songer à regagner son pays natal, repartit une quatrième fois pour Rome (67 1 ) . Il était alors dans toute la force de F âge ; mais quand on se représente les difficultés et les dangers d'un tel trajet à une telle époque , quand on songe ^ comme nous l'avons dit, qu'un voyage .de Londres à Rome était alors deux fois plus long et cent fois plus dangereux qu'un voyage d'Angleterre en Australie aujourd'hui, on demeure stupéfait de la résolution et de l'énergie qui, alors comme depuis, poussaient tant de chrétiens et surtout tant de religieux anglosaxons, non pas une fois, mais plusieurs fois dans leur vie, à traverser la mer et les Alpes pour courir à Rome. Ce quatrième voyage avait un but littéraire. Benoît en rapporta une riche cargaison de Katcs qui lui avaient été en partie vendus, en partie donnés, et, en repassant à son retour par Vienne, l'antique métropole des Gaules, il y reprit encore plusieurs livres qu'il y avait laissés en dépôt chez des amis ". Revenu enfin dans sa Northumbrie, il alla trouver
1. Celui de Saint-Pierre, qui s'est appelé depuis Saint-Augustin,