A. DE LA BoRDERiE, Luttc clcs BrctoRS iusulaires, p
(( faut marcher au combat : j 'ai obtenu de Dieu pour (( toi la victoire sur tes ennemis et la mort des tyrans : ce tu vaincras et tu régneras. » Le prince en s'éveillant raconta sa vision aux Saxons qui étaient venus le rejoindre ; et tous lui promirent de se faire baptiser comme lui et ses douze compagnons d'exil si l'on revenait vainqueur \ — Le lendemain matin la bataille s'engagea, et Oswald remporta une victoire aussi complète qu'improbable. Gadwallon, le dernier héros de la race bretonne , vainqueur, selon la tradition cambrienne , dans quatorze batailles et soi xante combats, Gadwallon périt dans ce désastre. Les Bretons évacuèrent pour toujours la Northumbrie et se retirèrent derrière la Saverne. Ceux qui restèrent au nord de la Dee, dans le territoire qui a formé depuis les comtés de Chester, de Lancaster et de Westmoreland, reconnurent la domination des Northumbriens , laquelle s'étendit désormais de la mer d'Irlande à la mer du Nord, en remontant le long du littoral oriental jusqu'à Edimbourg. Il resta toutefois, en dehors du pays de Galles et au midi du mur
-1. Pridie... in suo papilione supra pulvillum dormiens, sanctum Columbam in visu videt forma coruscantem angelica ; cujus alla proceritas vertice nubes tangere videbatur... suum régi proprium revelans nomen, in medio caslrorum stans, excepta quadam parva extremitate, sui protegebat fiilgida veste... Adamnan, Vita S. Columbx, V, 1. — Adamnan tenait ce récit de son prédécesseur à lona, l'abbé Failbe, qui l'avait entendu raconter par Oswald lui-même au cinquième abbé d'Iona.
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de Sévère, dans la région voisine de la Galédonie, un pays, baigné par le golfe de Solway, plein de lacs et de montagnes comme la Galédonie, alors comme aujourd'hui coimu sous le nom de Cumbrie ou Gumberland, oii les Bretons demeurèrent indépendants en s'appuyant sur les Scots, et en tendant la main aux gens de leur race qui habitaient les bords de la Glyde. Libres ou soumis, ils s'accordèrent à donner au fils du Ravageur, au petit-fils du Brûleur, au Saxon qui les avait noblement vaincus, le surnom de Lamn-Gicinn, ce qui veut dire, selon les uns VÉpée qui luit, selon les autres la Main qui donne ^ . On ne sait rien des événements qui, après la défaite et la mort du grand chef des Bretons, assurèrent à Osvvald la souveraineté incontestée de toute la Northumbrie, et une suprématie temporaire sur toute FHeptarchie saxonne ; nous voyons seulement qu'un écrivain presque contemporain le qualifie d'empereur de toute la Bretagne ^ Non seulement, dit Bede, il avait appris à posséder en espérance le rovaume du ciel, inconnu de ses aïeux; mais sur cette terre Dieu lui donna un royaume plus vaste qu'à aucun de ses ancêtres. Il régna (635-642) sur les quatre races qui se partageaient la Bretagne : les