‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint Bernard (volume 5)Chapitre 20 sur 201 · Bede, Ilf · texte numérisé non relu

Bede, Ilf

il dit aux chefs et aux seigneurs de son pays qu'il lui répugnait de leur faire courir risque de la vie pour lui que de pauvre exilé ils avaient fait roi, et qui ne redoutait d'ailleurs ni de retourner en exil ni même de mourir ^ Il licencia donc ses troupes et alla se réfugier chez un comte dont il se croyait sûr parce qu'il venait de lui conférer, après bien d'autres fiefs ou bénéfices , le manoir même de Gilling , où il comptait trouver un asile. Mais ce misérable le li\Ta à Oswy, qui eut la cruauté de le faire égorger. Un seul compagnon, nommé Tondhere, lui était resté. Osvvin, résigné à la mort pour lui-même, demanda grâce pour son ami : mais celui-ci refusa de survivre à son prince, aimant mieux s'immoler à ce dévouement passionné qui avait précédé le Christianisme chez les Saxons, et qui justifie le titre de chevalier prématurément attribué ^ à ce preux et féal serviteur par un des biographes du martyr. Le roi et son chevalier périrent donc ensemble : douze jours après le glorieux évêque Aïdan suivit dans la tombe le roi qu'il aimait^ (20 août 651). Il tomba malade pendant une de ses innombrables missions et mourut sous une tente qu'on avait dressée à la hâte pom^ lui

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