‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint Bernard (volume 5)Chapitre 6 sur 201 · Bede, III · texte numérisé non relu

Bede, III

gers, et qui ne voulait pas plus leur concéder le salut éternel que la possession du sol britannique, l'Église scotique ou hibernienne avait semblé jusque-là renoncer à toute propagande chez les Saxons. Mais le temps était arrivé où elle allait complètement changer d'allure. Comme si elle n'attendait que le signal donné par Oswald, on la vit bientôt, à l'aide des vaillants missionnaires que lui fournissait la réforme monastique dont loua était le foyer, rayonner sur tout le nord de la Bretagne saxonne, pour descendre ensuite jusque dans le territoire où elle avait été devancée par les missionnaires romains, et où les deux apostolats se rencontrèrent ^ .

Les moines scotiques répondirent donc avec empressement à l'appel de l'exilé victorieux et souverain. Mais le premier effort de lem^ zèle ne fut pas heureux. Leur premier représentant semble avoir été animé de cette rigidité pédantesque, de cette austérité opiniâtre et intolérante qui se sont souvent fait jour dans le caractère national des Écossais, à côté , delà dévotion et de la mortification chrétiennes, et qui ont fini par produire les trop célèbres puritains. Ce missionnaire, nommé Corman, essava en vain de prêcher l'Evangile aux Northumbriens ; ils ne Técoutaient qu'avec répugnance. Au bout de quelque temps il revint, et en rendant compte de sa mission

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