Varin. Deuxième mémoire, p
ET LA RENAISSMCE NORTHUMBRIENNE. 17
à ceuxqui l'avaient envoyé, c'est-à-dire aux anciens du monastère d'Tona, il déclara qu'il n'avait rien pu obtenir des Angles, parce que c'était une race de sauvages indomptables, d'un esprit dur et barbare. Ce rapport jeta dans une grande affliction et mie grande incertitude les Pères du synode , qui désiraient ardemment transmettre au peuple anglais le don du salut qui leur était demandé ^ . On délibéra longtemps, jusqu'à ce qu'enfin l'un des assistants, Aïdan, moine d'Iona, dit au prédicateur éconduit : (( Il me semble , mon frère, que vous avez été trop « dur pour ces ignorants : vous ne leiu* avez pas (c offert tout d'abord, selon la doctrine apostolique, (( le lait d'une doctrine douce pom^ les amener par (( degrés, en les nourrissant de la parole divine, à (( l'intelligence et à la pratique des préceptes plus (( parfaits ^ » A ces mots, tous les regards se tournèrent vers Aïdan : on discuta avec soin son opinion, et on finit par reconnaître en lui l' lionmie qu'il fallait, puisqu'il était doué de ce discernement qui est la source de toutes les vertus. Il y avait, comme on l'a vu, un évêque dans le monastère d'Iona : on put donc sur-le-champ consacrer Aïdan évêque et missionnaire de la Northumbrie.