‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint Bernard (volume 5)Chapitre 77 sur 201 · Bede, ni · texte numérisé non relu

Bede, ni

sa cour suivait les usages de Rome. On célébrait donc deux fêtes de Pâques dans la même année et dans la même maison ; et, comme les rois saxons avaient transféré aux principales fêtes de Tannée chrétienne, et surtout à la plus grande de toutes, la tenue de leurs assemblées et l'occasion que ces assemblées leur donnaient de déployer toute leur pompe, on comprend combien il devait être pénible pour Oswy de s'asseoir avec ses eorls et ses thanes, au grand festin du jour de Pâques, après la fm d'un laborieux carême, et de voir la reine avec ses filles d'honneur et ses serviteurs persister dans le jeûne et la pénitence, parce qu'elle n'en était encore qu'au dimanche des Rameaux ^ . Cette dissonance, comme ditBede, à propos delà Pâque, était le point capital de la lutte qui divisait les Anglo-Saxons en deux camps selon qu'ils avaientreçu la foi des missionnaires romains ou des missionnaires scotiques. Les différences que constatait Augustin, dans ses luttes avec le clergé breton, semblaient désormais se réduire à celle-là. Il n'est plus question du grand reproche qu'adressait au clergé celtique l'envoyé du pape Grégoire, celui de mépriser l'œuvre delà conversion des Saxons. Nos Celtes du Nord n'avaient que trop bien réussi, selon Wilfrid, à convertir et même à dominer les deux tiers de l'Angle-

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