CHAPITRE II
Wilfrid, évêque d'York, et le moine grec Théodore
primat d'Angleterre.
Colman va fonder nue colonie monastique mi-ceitique et misaxonne en Irlande. Il a pour successeurs en Northumbrie l'Anglo- Saxon Eata comme prieur de Lindisfarne, et, comme évêque, Tuda, Irlandais rallié au rite romain. — Dédicace du grand monastère de Peterborough, fondé par les enfants chrétiens de Penda, le dernier héros païen : les Merciens et les Northumbriens, les Celtes et les Romains y assistent ensemble : discours du roi Wulphère. — Peste de €64 : mort de Tuda ; Wilfrid est élu évêque de Northumbrie. — Traitant de schismatiques les évêques anglo-saxons, il va se faire sacrer par l'évoque de Paris à Compiègne et veut siéger non plus à Lindisfarne, mais à York. — Au retour, naufrage sur la côte de Sussex, et combat avec les indigènes. — Réaction celtique contre "Wilfrid : le roi Osvvy le remplace, pendant son absence, par un abbé irlandais, Ceadda. — Sainteté et popularité de Ceadda. — On ne revient pas sur le décret de Whitby pour l'observation de la Pàque, mais on ne veut plus de Wilfrid pour évêque, — Il se retire à son monastère de Ripon. — Il séjourne auprès des rois de Mercie et de Kent. — Il aide la sainte reine Ermenilde à achever la conversion des Merciens. — Il introduit en Northumbrie le chant grégorien et la règle bénédictine. — Choix du nouveau métropolitain de Cantorbéry renvoyé par les rois de Kent et de Northumbrie au pape. — ■ Celui-ci désigne un moine grec, Théodore, et lui adjoint l'Africain Adrien et l'Anglo-Saxon Benoit Biscop. — Us sont tous les trois arrêtés en route par Ébroïn, puis relâchés. — Le pontificat de saint Théodore, premier métropolitain reconnu