Prœj'rande volumen. Ibkl
(( emprisonné dans mon lit par de telles douleurs de goutte, que je puis à peine me lever pendant deux ou trois heures les jours de grandes fêtes pour célébrer la messe solennelle. Et aussitôt l'intensité du mal m'oblige à me recoucher, afin de pouvoir endurer ma torture en donnant un libre cours à mes gémissements... Mon mal ne veut ni me quitter ni me tuer... Je prie Votre Sainteté de demander pour moi d'être bientôt délivré et rendu à cette liberté que vous savez et qui est la gloire des enfants de Dieu' )). A une pieuse patricienne à qui il défendait de s'intituler sa servante, et qui souffrait du même mal que lui : « Mon corps », dit-il, « est desséché comme s'il était déjà dans son cercueil : je ne puis sortir de mon lit". Si la goutte a pu réduire à ce point la masse corpulente que vous m'avez connue, que sera-ce de votre corps, qui était déjà si sec auparavant? » Enfui, à son ancien confrère l'archevêque de Ra venue : « 11 y a longtemps que je ne me lève plus : tantôt je suis torturé par la goutte, tantôt un certain feu douloureux se répand par tout mon corps et me fait perdre tout courage... Je le dis en un mot, je suis tellement
1, ut cruciatum meiim possim interrumpenle gemitu lolerare... In illani quam bene nostis libertalem gloriœ filioium Dei. Epist. \i, 32.