‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint BernardChapitre 111 sur 274 · Ibid · texte numérisé non relu

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infecte de cette humeur pernicieuse, que la vie m'est à charge et que j'attends et désire la mort comme seul remède. Pourvu seulement que mes fautes, que ces douleurs pourraient purifier, ne soient pas aggravées par mes murmures' ! »

Ses propres douleurs ne le rendaient que plus attentif aux misères de son prochain. De son lit de douleur, il écrit à ce même Marinien, son ancien ami et le compagnon de sa vie monastique : « Un homme qui arrive de Ra venue me plonge dans le chagrin en m'apprenant que tu es atteint d'un vomissement de sang. Nous avons consulté sur ton cas tous les médecins avec le plus grand soin et nous te transmettons ce qu'ils disent. 11 te faut avant tout le silence et le repos ; tu ne les trouveras guère dans ta métropole... Il faut donc que tu viennes me rejoindre avant l'été, afin que, tout misérable que je suis, je m'occupe spécialement de ta maladie, et que je sois le gardien de ton repos, car les médecins disent que c'est surtout en été que le danger est grand... Il importe beaucoup que tu retournes guéri dans ton Église. Et puis, moi qui suis si près de la mort, si Dieu m'appelle avant toi, je voudrais mourir entre tes bras... Si tu viens, viens avec peu de monde, car tu logeras dans mon

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