EpisL, XI
MOINES d'oCC, II. 12
évêché, et les gens de cette Église te serviront tous les jours' ».
(( Il est beau , » dit un de nos contemporains qui a connu les secrets de la sainteté et de la charité, (( il est beau de voir ime existence si douloureuse et si courte suffire à de telles œuvres. On aime à trouver la faiblesse humaine dans les grands honmies. L'héroïsme antique est de marbre ou de bronze : on l'admire et on ne l'imite pas. Mais le christianisme a mis les âmes de héros dans des cœurs de chair. Il n'y détruit aucune des faiblesses respectables de la nature. Il y trouve sa force. On n'est pas fort pour être dur*. »
Au milieu de ses insupportables souffrances et jusqu'à son dernier jour, il continuait avec une infatigable activité à dicter sa correspondance et à s'occuper des intérêts de l'Ëghse et des monastères. L'une des dernières épîtres eut pour objet d'exiger du duc de Naples le châtiment rigoureux d'un liomme de guerre qui avait séduit une religieuse^ Il mourut le 12 mars 604, âgé d'environ cinquantecinq ans, en la treizième année de son pontificat. Il fut enterré à Saint-Pierre, et sur sa tombe on grava une épitaphe où il est dit que, ce après avoir