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2. Concil. Toletan. iv, can. 57. — Mais aussitôt, il faut l'avouer tristement, on ajoute que ceux qui ont été contraints à devenir chrétiens du temps du roi Sisebut doivent être forcés de rester tels, par cette très contestable raison : Oportet ut fidem etiam, quam in et necessitate susceperunt, tenere cogantur^ ne nometi clivinum Jdaaphemetvr, et fides quam susceperunt viHs accontcnip lihilis hofwatiir.
législation espagnole et l'un des plus curieux monuments de l'histoire législative des peuples chrétiens. Saint Isidore passe pour avoir été le premier compilateur de ce recueil où les rois et les évêques tirent successivement entrer, avec les décrets des conciles, les anciennes coutumes gothiques et quelques fragments du droit romain * , Il fut revu et coordonné par ordre du roi Egica au seizième concile de Tolède, en 693. Ce code survécut à l'Espagne gothique ; à travers les misères de la conquête arabe et l'héroïque lutte de la race espagnole contre l'islamisme, son esprit continuait à animer les princes et les assemblées, et sa trace lumineuse dans l'histoire a toujours aidé le patriotisme espagnol à se rattacher à ses origines chrétiennes.
On y reconnaît Tinfluence du clergé dans le style homilétique de sa rédaction, et bien mieux encore dansTesprit général d'équité qui en a dicté les principales dispositions, dans les garanties accordées aux esclaves, mais surtout dans les pénalités, qui, à la différence des autres codes barbares, s'efforcent de mesurer la répression à la moralité de l'acte, et non à la lésion matérielle ou au rang de l'accusé % On y voit encore la fusion des deux races conqué-