‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint BernardChapitre 131 sur 274 · Xkewlo, lsidoriana,c · texte numérisé non relu

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2. Albert Du Boys, Histoire du droit criminel des peuples européens.

vantes et conquises consacrée par l'absence de toutes ces distinctions de droits ou de peines qui, dans les autres législations germaniques, signalaient l'origine diverse des races qui habitaient le même pays. On peut à bon droit déplorer que ce code célèbre ait été rédigé à une époque où le génie primitif des Goths s'était amolli, et où la civilisation romaine avait déjà trop effacé la forte empreinte des institutions germaniques et des coutumes nationales ^ . Mais le vieux droit des Germains se retrouve dans la théorie du droit royal, qui ne reconnaît d'autre légitimité du pouvoir que celle qui résulte de la moralité et de la justice de ses dépositaires. Nous verrons cette théorie conserver toute sa force au sein des grandes luttes entre le sacerdoce et l'empire, et nous entendrons jusque sous Grégoire VII la voix des évêques et des moines invoquer contrôles empereurs l'axiome que le code visigothique avait si énergiquement formulé : Rex eris, sirecte facis ;si autem non facis, rex non eris. En 680, les évêques firent un singulier usage de ce droit de déposition à l'égard du vieux roi Wamba, qui, après un règne glorieux, malade et empoisonné par un Grec, avait reçu des mains de l'archevêque Thabit monastique et la tonsure pen-

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