Concil. Aurel., ann. 511, c
3. Ne occasio faraam laceret honeslatis, quiaaliqui laici, dum di-
serait de prononcer la dissolution d'un tel mariage. Mais par le grand nombre de règles différentes et de réformes successives, et plus encore par les récits de violences et de scandales que Grégoire de Tours nous a loyalement transmis, on voit bien tout ce que ridéal chrétien de la vie commune rencontrait de résistance.
Gomment toutes ces communautés, si nombreuses et si diverses en vinrent-elles à reconnaître dans la règle bénédictine celle qui devait assurer leur durée et leur prospérité? C'est ce qu'on n'a pu découvrir que pour quelques maisons plus ou moins célèbres. Ce ne fut pas l'œuvre d'une de ces transformations subites, radicales et éphémères, auxquelles l'histoire moderne nous a habitués : ce fut le travail lent et instinctif d'une institution qui cherchait les conditions d'une durée séculaire. La conquête se fit graduellement et imperceptiblement ^ . Ce qui est incontestable, c'est qu'elle fut universelle, malgré la rivalité formidable de la règle de saint Golomban ; ce qui ne l'est pas moins, c'est que la mission de saint Maur fut le canal par où la paternité souveraine du législateur italien s'éten-
versa perpétrant adulteria, hocquod de se sciunt, in aliis suspicantur, sicut ait Seneca, pessimum in eo vitium esse, qui in id quo insanit, celerosputat furere.