I.Pr.ocop.. de BelloGofhico, 1. iv, c
MOiNiiS d'occ, il 13
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un essaim de missionnaires monastiques à la tête d'une population déjà chrétienne. Ils venaient demander un abri à des frères issus de la même race et qui parlaient- la même langue. Les chefs des moines bretons, qui débarquaient avec des armées de disciples sur la plage armoricaine, entreprirent de payer F hospitalité qu'ils y reçurent par le don de la vraie foi, et ils y réussirent. Ils imposèrent leur nom et leur culte à leur nouvelle patrie. Ils prêchèrent le christianisme dans le dialecte commun à toutes les races celtiques et à peu près semblable à celui que parlent encore les paysans bas-bretons. Ils implantèrent dans la Bretagne armoricaine, dans notre Bretagne à nous, cette foi qui y est restée jusqu'à présent si soHdement enracinée. « Le soleil, » dit un religieux breton du xvu° siècle dans une apostrophe à l'un de ces apôtres d'outre-mer, (( le soleil n'a jamais esclairé de canton où ayt paru (( une plus constante et invariable fidélité dans la (( vraye foy, depuis que vous en avez banni l'ido- « lastrie. Il y a treize siècles qu'aucmie espèce (( d'infidélité n'a souillé la langue qui vous a servy (( d'organe pour prescher Jesus-Ghrist, et il est à (( naistre qui ayt vu un Breton bretonnant prescher (( une autre rehgion que la catholique * . » Cette conquête pacifique ne se fit pas sans résis-