La. ViLLEMAROUii, p
(( suive sans tarder, comme la barque suit le couce rant » . Elle fut exaucée : au moment où Hervé expirait, la petite Christine, « se jetant à ses pieds, y mourut aussi * ». Hervé, le moine aveugle, est resté jusqu'à nos jours le patron des chanteurs mendiants qui chantent encore sa légende en vers bretons, et Ton a montré longtemps dans une petite église de Basse-Bretagne " le berceau de chêne vermoulu où l'endormirent de leurs chansons le barde et la femme-poète que Dieu lui donna pour père et pour mère ^. Cette poésie vaut bien, ce semble, celle de Claudien et même celle des druides. j\Iais il nous faut quitter la région trop attrayante de la poésie, pour rentrer dans le domaine de l'histoire, qu'il est souvent, et ici surtout, difficile de distinguer de celui de la légende. Sans vouloir entrer dans les détails de Timmigration des mêmes Bretons en Armorique, qu'il nous suffise de constater que, cinquante ans après leur débarquement.