Luc4N. Pharsal., lib. m
2. Eiat sûvalongumnunquam vtolala per œvum,cu]us arhorum suminitas pêne niibes piilsabat. Vit. S. Sequani, c. 7. — On voit'par les mots soulignés que l'écrivain monastique du septième siècle savait son Lucain par cœur.
MOINES d'occ, II. 22
iiomar dans la vaste forêt du Perche* ; mais le sol cultivable était partout usurpé par des taillis où l'érable, le bouleau, le tremble, le charme, préparaient le terrain à une végétation plus imposante, où surtout les halliers de ronces et d'épines, d'une dimension et d'une épaisseur formidables, arrêtaient les pas et torturaient les membres des malheureux qui s'y aventuraient". C'étaient ces régions intermédiaires entre les grandes forêts et les champs, entre les hautes montagnes et les plaines cultivées, que l'on qualifiait trop justement de déserts, parce que la population les avait abandonnées, en attendant que les moines y eussent ramené la fertilité et la vie. Dans la seule partie septentrionale du pays occupé par les Burgondes, au nord du Rhône, on comptait, au commencement du \f siècle, six grands déserts : le désert de Reôme entre Tonnerre et Montbard, le désert du Morvan, le désert du Jura, le désert des Vosges, où Luxeuil et Lure allaient prendre naissance, le désert de Suisse entre