Vlta S. Launom.. c
404 LES MOJiNES
dateurs monastiques, se voit un matin entouré d'mie troupe de bandits qui avaient passé toute la nuit à le chercher. Mais en le voyant paraître sur le seuil de sa hutte de branchages, ils furent effrayés et tombèrent à ses pieds en lui criant merci. « Mes (( enfants, » leur dit-il, « pourquoi m'implorez- (( vous? Q ne venez-vous chercher ici? » Et lorsqu'ils lui eurent confessé leur intention homicide, il leur dit : « Que Dieu ait pitié de vous. Allez en (( paix. Renoncez à vos brigandages, afin de mé- (( riter la merci de Dieu. Quant à moi, je n'ai point (( de trésor ici-bas. C'est le Christ qui est mon seul (( trésor ^ » .
Presque toujours les moines désarmaient ainsi les brigands par leur bonté, leur douceur, leur aspect vénérable ; ils les amenaient à la pénitence, et souvent même à la vie rehgieuse, en les prenant pour compagnons et pour disciples.
Ce Séquanus, dont nous racontions tout à l'heure le tranquille courage et la fervente piété", avait été prévenu que les abords de l'impénétrable forêt où il allait s'aventurer étaient occupés par des bandes d'assassins que l'on qualifiait même d'anthropo-
1. Dil«culo autem facto, vident se repente in conspectii ejus... sub parvo tugurio... Parce nobis, vir Dei, parce... Filioli, ut quid paroi Yobis pelitis? Ccssite a latrocinlis... Peciinia vero nostra Chrislusest. Act. SS. 0. S. T.., t. I, p. 318,322.