S. Greg. Magn,, Dial. ii
MOINES d'occ, II. 25
lequel nous avons vu s'agenouiller Glovis, au retour de sa victoire sur Alaric; et les peuples apprenaient ainsi combien était grande sa mansuétude et sa douceur'. Tantôt ce sont d'autres petits oiseaux qui viennent chercher leurs repas et laisser caresser leurs membres délicats par ce Walaric qui va bientôt nous apparaître comme l'un des plus illustres disciples de saint Golomban , l'apôtre du Ponthieu et le fondateur du grand monastère de Leuconaûs. Charmé de cette gentille compagnie, quand ses disciples approchaient et que les alouettes voletaient tout effrayées autour de lui, il arrêtait de loin les moines et leur faisait signe de reculer : (( Mes fils », leur disait-il, « n'effrayons pas mes (( petites amies, ne leur faisons pas de mal; lais- (( sons-les se rassasier de nos restes- )). Ailleurs, c'est encore Karilef qui, en binant et en taillant la petite vigne dont il avait offert le pauvre produit au roi Ghildebert, étouffe de chaleur et de sueur, se dépouille de son froc et le suspend à un chêne ; puis à la* fin de la rude journée, en allant reprendre son vêtement monastique, il y trouve un roitelet, le plus petit et le plus curieux des oiseaux de nos chmats, qui y avait niché et y avait laissé un œuf. Le saint homme en fut si ravi de joie et d'admiration qu'il