‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint BernardChapitre 211 sur 274 · Vita S. Walarici, c · texte numérisé non relu

Vita S. Walarici, c

ET LES BETES FAUVES. 43o

passa toute la nuit à en remercier Dieu ' . On raconte un trait absolument semblable de saint Malo , l'un de ces grands apôtres moiiasti(|ues qui ont laissé leurs noms aux diocèses du nord de FArmorique, mais avec cette ditlerence que celui-ci permit à l'oiseau de nicher dans son manteau jusqu'à ce que la couvée fût éclose'. La tradition se confond de plus en plus avec les rêves de l'imagination, à mesure qu'elle s'enfonce dans les légendes critiques : l'une d'elles rapporte que quand Keivin, autre moine breton, priait les mains étendues , les oiseaux a enaient y pondre leurs œufs^

Naturellement, les betes devaient rechercher et préférer conmie séjour les possessions de ces maîtres si doux et si paternels : de là l'amusante liistoriette du moine Magloire et du comte Loïescon. Ce comte armoricain, très riche, que saint Magloire avait guéri de la lèpre, lui fit don de la moitié d'un grand domaine baigné par la mer. Magloire s'étant présenté pour en prendre possession , tous les oiseaux qui remplissaient les bois du domaine, tous les poissons qui en habitaient les côtes, se précipitèrent

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