‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint BernardChapitre 212 sur 274 · OzANAM, Études ycrmaniqucs, t. II, p. 9C · texte numérisé non relu

OzANAM, Études ycrmaniqucs, t. II, p. 9C

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en masse vers la part qui roA oiiail au moine, comme s'ils ne A^oulaient d'autre seigneur que lui. Lorsque le comte, et surtout sa femme, virent ainsi dépeuplée la moitié du domaine qui leur restait, ils s'en désolèrent et résolurent d'imposer à Magloire l'échange de cette moitié contre celle qu'il avait déjà reçue. Mais, l'échange fait, oiseaux et poissons aussitôt de suivre Magloire, allant et Aenant de manière à se trouver toujours dans la part des moines*.

Ailleurs c'étaient encore les animaux qui indiquaient sj)ontanément les sites prédestinés à de grandes fondations monastiques. En racontant l'histoire de saint Léger, le moine martyr, nous verrons sur la plage neustrienne l'emplacement de Fécamp, qui lui servit de prison et d'asile, signalé au duc Anségise par le cerf qu'il poursuivait à la chasse.

On se redisait en Champagne que quand Théoderic, fils d'un fameux bandil, mais lui-même aumônier et secrétaire du grand apôtre des Francs, saint Rémi, voulut fonder une maison qui pût lui servir de retraite, comme il en cherchait l'emplacement, il vit un aigle blanc qui se mit à planer dans les airs et sembla marquer, par son

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