‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint BernardChapitre 214 sur 274 · Albert le Grand, p · texte numérisé non relu

Albert le Grand, p

3. Hersart de la Villemarqué, Légende celtique, \y 264. — Albert le Grand raconte que saint Hervé, étant une fois logé dans un manoir, « fort bien emboisé enU'e plusieurs estangs et viviers », mais où l'on était fort incommodé par le coassement des grenouilles, leur imposa silence à perpétuité, « et tout incontinent ces bestioles se turent aussi court, comme si on leur eût coui)é la gorge ». P. 318.

On retrouve ces loups sans cesse et partout, et encore une fois dans la légende du moine-évêque Malo. Forcé par ses persécuteurs de se cacher dans une solitude de la Saintonge, il y est découvert par la foule qu'attire la vue d'un loup apprivoisé, lequel, ayant dévoré l'âne du solitaire, venait chaque jour chercher les paniers de cet âne, afin d'y laisser charger le bois qu'il fallait ramasser dans la forêt \

Mais nul parmi les apôtres monastiques de notre Petite-Bretagne ne passe pour avoir exercé sur les animaux les plus féroces un empire plus absolu et plus secourable aux populations que ce Paul, qui a laissé son nom à la ville et au diocèse de Saint-Pol de Léon. Tantôt il fait rentrer pour toujours au fond des forêts un buffle qui avait renversé et mis en pièces à coups de cornes la cellule qu'un moine avait bâtie auprès de la fontaine où venait boire cet animal. Tantôt il apprivoise et réduit à l'état domestique une laie féroce avec ses marcassins, dont la race fut longtemps reconnue et conservée par les gens du pays-. Ici, c'est une ourse énorme qu'il

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