‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint BernardChapitre 220 sur 274 · Vita S. Gildasii, ap.Li Borderie, loc. c · texte numérisé non relu

Vita S. Gildasii, ap.Li Borderie, loc. c

DÉFRICHEMEMTS MONASTIQUES. 451

qu'il avait décoiivortc ou fait surgir par ses prières uu réservoir ou pierre, afin que d'autres pussent en jouir après lui^; et la postérité reconnaissante se donnait garde d oublier le bienfait et le bienfaiteur.

Tous avaient sans cesse à la bouche le texte de TApôtre : Qui non vult operari nec manducet; et celui du Psalniiste : Labores manuum tuarum manducabis. Ces textes sont sans cesse invoqués dans leurs légendes, non sans raison, car ils résument leur docti'ine et leur vie.

L'influence de tels travaux et de tels exemples se faisait promptement sentir sur les populations rustiques qui avoisinaient ces cultures naissantes, ou qui pénél l'aient dans les forêts à la suite des solitaires pour contempler leurs œuvres, pour trouver en eux des guides et des protecteurs. De l'admiration elles passaient volontiers à l'imitation. Souvent aussi ces paysans devenaient les coadjuteurs volontaires des moines, et, sans embrasser la vie religieuse, les aidaient à défricher et à construire leurs demeures-. Quelquefois les brigands eux-mêmes, qui d'abord en avaient voulu à leur vie, ou avaient prétendu leur interdire l'accès des forêts, finissaient par devenir agriculteurs à leur instar\ Ainsi

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