‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint BernardChapitre 222 sur 274 · BoUand., t. I MaH, p · texte numérisé non relu

BoUand., t. I MaH, p

DEl RICHEMENTS MONASTIQUES. 457

communs cl exigeait la même assiduilé de tous ses religieux. Ceux-ci n'étaient pas tous animés d'un zèle aussi impatient de tout repos. Comme ils étaient nourris les uns et les autres des souvenirs de Fantiquité classique, l'un d'eux lui objecta une fois ce vers d'Horace :

Quod caret alterna requie diirabile non est;

à quoi Tliéodulphe répondit que c'était bon pour des païens, trop soucieux de leurs aises, mais que, quant à lui, il aimait mieux cet autre texte toul aussi classique :

Nil sine inagno Vila labore dédit morlalibus^

Le travail et la prière, c'était toujoui's là la double sphère où s'écoulait l'existence des colonisateurs monastiques et le double but de leurs longs et infatigables efforts. Mais il ne leur eût certes pas suffi d'initier les rustiques populatious de la Gaule franque à des habitudes plus laborieuses et à de meilleurs procédés d'agriculture. Ils avaient encore plus à cœur de cultiver tant d'àmes infiniment précieuses aux yeux de Dieu et des ser>iteurs de Dieu. Par leurs exemples, par leurs exhorta-

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