‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint BernardChapitre 223 sur 274 · BoLLAND., t. 1 Maii, p · texte numérisé non relu

BoLLAND., t. 1 Maii, p

MOINES d'occ, II. 26

lions, par leur vigilante charité en même temps que par leur enseignement oral, ils creusaient dans ces cœurs grossiers de profonds sillons où ils versaient à foison la semence de la vertu et la vie éternelle. C'est à leurs exemples, et ScUis douteàleuiinfluence, que l'on doit faire remonter l'honneur de^ la sollicitude bienfaisante des conciles provinciaux de la Gaule pom^ rinstruction spirituelle des populations rurales. « Il faut, » dit le concile de Rouen en 650, « que les prêtres avertissent tous leurs paroissiens qu'ils doivent faire ou laisser assister à la messe, au moins les jours de dimanche et do fête, les bouviers, les porchers, les autres pâtres, les laboureurs, tous ceux qui demeurent continuellement dans les champs ou dans les bois, et y vivent comme des bêtes. Ceux qui les négligeront répondront de leurs âmes, et auront un compte rigoureux a en rendre. Car le Seigneur en venant sur la terre n'a point choisi pour disciples des orateurs ou des nobles, mais des pêcheurs et des gens de rien; et ce n'est pas à de hautes intelHgences, mais à de pauvres bergers que l'ange a annoncé en premier lieu la nativité de Notre-Seigneur\ »

Mais comment eût-on pu subvenir aux besoins spirituels de toute cette population de pâtres et de laboureurs encore peu nombreuse et répandue sur

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