‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint BernardChapitre 267 sur 274 · Vita s. Romarici, cil · texte numérisé non relu

Vita s. Romarici, cil

2. Devolionis causa ad monasterium quod vocatur Luxovium, quod... Coliimbanus construxerat, dévolus S. Maclovius pervenit. Ubi per aliquorum spatia dierum... se invicem ipse et Columbanus divino gustu,sacerdotalimorerefecerunt. VitaS. Maclov.ex Legendarlo maj. Monast., ap. D. Morige, Preuves, 1, 192. —A son retour deLuxeuil, Malo fonda, près de son église épiscopale, un grand monastère de soixante-dix moines. L.v Borderie, Rev. de Bretagne, t. IX, p. 71.

LES SAIINTS DE REMIREMOiNT. 653

empressement l'œuvre du Celte irlandais ^ , puis s'étendant sur la Neustrie, au delà de la Loire, jusqu'en Aquitaine-; et pour cela, il faudrait surtout raconter la fondation de Solignac faite en Limousin par saint Éloi (631). Elle eut lieu peu de temps après le concile de Mâcon. Son illustre auteur, qui avait visité les principaux monastères de la Gaule et avait reconnu que la régularité monastique n'était nulle part observée comme à LuxeuiP, déclara qu'il la voulait absolument conforme au plan et à la règle de l'abbaye modèle qu'il avait rencontrée dans les Vosges, et à laquelle il la subordonna directement. Mais ce grand homme appartient plus encore à l'histoire de France qu'à celle de la règle deLuxeuil. Avec lui nous touchons à une phase nouvelle de la royauté mérovingienne, comme avec les apôtres de la Morinie à la conversion de la Belgique, et avec le fondateur de Remiremont à l'avènement et à lapré-

1. LaBorderie, Discours sur les Saints Pères de Bretagne, p.'i3 On voit d'ailleurs peu de mentions directes de cette agréji;ation des monastères armoricains. Elle est cependant prouvée par le fameux diplôme de Louis le Débonnaire, qui ordonne aux moines bretons, et spécialement à ceux de Landevenec, d'abandonner la règle irlandaise suivie par eux jusqu'alors, pour observer désormais celle de Benoît. Op. D. MoRiCE, Preuves, I, 228.

2. Voir pour les cinq monastères construits, ex régula B. Columbani,eri Berry et en Nivernais, aussitôt après le concile de Màcon, la Vie de S. Eustaise, par Jon.vs, c. 17.

3. Voir le passage cité plus haut, p. .561. S. Aldoeni Vila S. Eligii, lib. I, c. 21.

pondérance des Pépins. De nouvelles perspectives s'ouvrent devant nous. Pour y entrer, il faut quitter Luxeuil et Golomban, dont nous retrouverons, d'ailleurs, plus d'une fois la trace féconde et lumineuse.

Page 1