‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint BernardChapitre 31 sur 274 · Cap. 8, 19, -^O · texte numérisé non relu

Cap. 8, 19, -^O

supertlii, 011 lui épargnant toute inquiétude à l'égard du nécessaire, et qui ne sont guère que la reproduction des usages pratiqués par les premiers chrétiens. Se servir tour à tour les uns les autres à la cuisine et à table ; ne manger, en écoutant silencieusement une lecture pieuse, que de deux mets cuits et d'un mets cru, avec une livre de pain et une hémine de vin', soit qu'on fasse deux repas ou qu'on n'en fasse qu'un seul par jour ; s'abstenir de la chair de toute bête à quatre pieds ; augmenter en nombre et en intensité les jeûnes prescrits par l'Église-. N'avoir pour tout vêtement qu'une tunique avec une coule pour le chœur, et un scapulaire pour le travail ^ ; ce qui n'était autre chose que le

1. Cap. 39. — Dans les deux plats, on pulmantarla coc(a,n'était pas compris le dessert, te Si fueriiit poma aut nascentia leguminum, addatur et tertium. » Il est probable que la livre de pain prescrite parla règle était beaucoup plus considérable que la livre moderne, puisqu'il était ordonné d'en réserver le tiers pour le souper. On a longtemps disputé pour savoir quelle était la contenance régulière de Yhémine de vin. L'opinion la plus générale la regarde comme équivalente à un setier, ou un peu plus d'une chopine. D. Calmet, t. II, p. 68-73.

2. On devait jeûner tous les jours, depuis la mi-septembre jusqu'au commencement du Carême, et, pendant le Carême, ne manger qu'après vêpres. Cap. 41.

3. Cap. 55. — La tunique est une robe longue à manches, sans chaperon, qui servait de chemise -, elle fut d'abord blanche, et ne fut changée en noire que plus tard, quand les moines eurent des chemises de laine ou de grosse toile.

La coule, cuculla est devenue un vaste manteau avecuncapuchon, que l'on revêt pour les offices du chœur ; on y a ajouté plus tard des

surtout à capuchou des laboureurs et des bergers, empruuté du reste à celui des esclaves du temps païen, tel que Corneille Ta décrite Coucher dans un dortoir commun ; ne dormir que peu et toujours vêtus et chaussés'-; enfin garder pendant la journée un silence presque continuel \ C'étaient là des prescriptions minutieuses et salutaires qui autorisaient Benoît à déclarer que la vie de moine ne doit être qu'un carême perpétuel *.

Il y en avait d'autres mieux adaptés encore pour extirper du cœur des religieux jusqu'aux dernières amorces de l'orgueil, de la volupté et de Tavarice. Ils ne pouvaient recevoir aucune lettre.

manches larges; elle est, chez tous les Bénédictins, de couleuinoire. On l'appelait aussi, surtout dans l'Ordre de Cluny, froc, floccus.

Le scapulaire consiste en deux pièces d'étoffe réunies autour du <ou, avec un capuchon, et qui pendent l'une devant l'autre derrière le corps ; la longueur en a varié : elle s'étend jusqu'au bas de la tunique pour les pères du chœur, et jusqu'aux genoux seulement pour les convers.

La règle accordait aux moines, pour chaussure, f'aZ/»/^ e^ penrfwZes, par où l'on entend généralement des chausses ou bas et des souliers. On ne leur donnait des fcmoralia que pour monter à cheval, en voyage. Enfin, une ceinture étroite de cuir complétait le costume du moine.

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