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ni le moindre présent \ même de leurs plus proches parents, sans la permission de Fabbé. En acceptant la règle, ils s'engageaient d'avance à subir patiemment, pom^ les moindres fautes, des pénitences publiques et humiliantes, et jusqu'à des corrections corporelles^, en cas de récidive ou de murmure, sans préjudice de l'excommunication temporaire et de l'exclusion définitive. Mais la clémence apparaît à côté de la sévérité : le frère exclu qui voulait revenir, en promettant de s'amender, devait être reçu de nouveau etjusqu'à trois fois avant d'être à jamais proscrit de la commmiauté.
Et cependant, en se reportant aux austérités des anciens Pères du désert, Benoît n'hésite pas à dire, dès le début de sa règle, comme on l'a vu, qu'il ne croyait avoir rien prescrit de trop rude ou de trop difficile à suivre ; et il termine en déclarant qu'elle n'est qu'un petit commencement, une modeste introduction à la perfection chrétienne ^
Tels sont les traits les plus marquants de cette législation fameuse qui a régi tant d'âmes pendant tant de siècles, et qui, pour avoir perdu presque