GUIZOT, /. C. Cf. DOM PiTUA, l c
la liberté et la dépendance. Là, la correction a toute sa fermeté ; la condescendance tout son attrait ; le commandement toute sa vigueur, et la sujétion tout son repos ; le silence sa gravité, et la parole sa grâce : la force son exercice, et la faiblesse son soutien; et toutefois, jnes Pères, il l'appelle un commencement, pour vous nourrir toujours dans la crainte ' . »
Mais il y a quelque chose qui parle avec plus d'éloquence encore que Bossuet en l'honneur de la règle bénédictine : c'est la liste des saints qu'elle a produits; c'est le récit des conquêtes qu'elle a opérées et consolidées dans tout POccident, où elle prévalut seule pendant huit siècles; c'est l'attrait invincible qu'elle a inspiré aux intelligences vives et généreuses, aux cœurs droits et dévoués, aux âmes éprises de solitude et de sacrifice ; c'est l'influence bienfaisante qu'elle a exercée sur la vie du clergé sécuher, qui, réchauffé par ses rayons, s'est épuré et fortifié au point de sembler pour un temps se confondre avec les enfants de Benoît'. C'est surtout ce contraste entre la vie florissante de