Dial. m
t02 VIE MONASTIQUE ET ÉLECTION
« à apprécier la paix du monastère, que je n'ai (( pas su défendre assez quand je la possédais V » Ce fut bien pis quand le pape Pelage II l'envoya comme apocrisiaire ou nonce auprès de l'empereur Tibère (578). Pendant cette absence involontaire, il se fit accompagner de plusieurs moines de sa commu nauté, se livrant avec eux à l'étude, à la lecture, et suivant autant que possible toutes les observances de la règle. — « Par leur exemple, » écrivait-il, (( je me rattache comme avec le câble d'une (( ancre au rivage de la prière, pendant que mon c( âme est battue des flots de la vie des affaires". » Il n'en remplit pas moins avec éclat et succès les devoirs de sa charge, rétablit entre le Saint-Siège et la cour de Byzance les bonnes relations que l'invasion lombarde avait interrompues, et ne néghgea rien pour obtenir de Tibère et de son successeur Maurice les secours que Rome et l'Italie réclamaient contre les invasions de plus en plus redoutables et la domination de plus en plus oppressive des Lombards. Il apprit aussi à connaître les révoltes et les subterfuges que l'esprit byzantin employait déjà contre l'unité et l'autorité romaine. Il réduisit le patriarche Eutychius, qui niait la résurrection