‹ Les moines d'Occident depuis Saint Benoit jusqu'a Saint BernardChapitre 57 sur 274 · Duc de Spolète · texte numérisé non relu

Duc de Spolète

. Duc de Bénévent.

de traiter avec les envahisseurs. Ce fut alors que Grégoire déploya toute la résolution d'un vaillant capitaine avec toute l'autorité d'un souverain. Il ne lui suffit pas de se plaindre amèrement à l'empereur Maurice de l'abandon de l'Italie et de ce que pour garder Pérouse^ , on laisse Rome à découvert. (( Il a fallu, » lui écrit-il, « que je visse de mes (( yeux des Romains, la corde au cou, comme des <( meutes de chiens , conduits en France pour être (( vendus au marché'. » Mais c'est lui qui pourvoit au plus pressé, qui écrit aux chefs militaires pour les encourager à résister, qui indique aux soldats rassemblés à Naples le chef qu'ils doivent suivre, qui nourrit le peuple, qui paye aux troupes leur solde et aux Barbares leurs contributions de guerre, le tout aux frais du trésor de l'Église. « L'empe- (( reur, » écrivait-il à l'impératrice, « a un tréso- (( rier pour ses troupes à Ravenne; mais, moi, je (( suis à Rome le trésorier des Lombards^ »

1 . Pérouse était alors un point stratégique très important pour les empereurs; c'était par le duché de Pérouse que s'établissait la communication entre les possessions impériales en Italie, menacées et entrecoupées de toutes parts par les Lombards, entre l'exarchat et la Pentapole au nord, et les duchés de Rome et de !S'aples au midi. Je dois cette observation à mon cher, savant et si regrettable traducteur, le père Brandes, bénédictin d'Einsiedeln, qui a enrichi de phisieurs notes très utiles la version allemande de ce livre.

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