AVEC LES FRANCS ET LES BURGOINDES
gallo-franqiio , la simonie et l'élection des laïques à l'épiscopat ' . Il prit occasion de là pour s'adresser directement à ce jeune roi Cbildebert II , qui régnait en Bourgogne et en Austrasie , et à sa mère Brunehaut, tant pour leur recommander d'appuyer Virgile dans Fexécution des décrets apostoliques que pour leur demander de protéger le prêtre Candide, qu'il chargeait de la gestion des domaines pontificaux en Gaule. C'est dans une de ses lettres à Brunehaut qu'on rencontre, au sujet de l'éducation qu'elle avait donnée à ses descendants et des autres vertus qu'il lui supposait, ces compliments emphatiques qu'on lui a si souvent reprochés et qui sont si peu d'accord avec tout ce que nous savons de la vie de cette trop fameuse princesse. Mais il faut aussi convenir qu'à côté de ces éloges, empruntés au style adulateur de la cour de Byzance dont il avait trop appris à imiter les formules, Grégoire adressait au jemie Childebert le plus noble langage qui eût encore été adressé par un pontife à un roi. Dans les paroles qu'on va lire, il commençait à faire entendre cette grande voix de la papauté qui devait pendant mille ans être l'organe suprême de la justice et de Phumanité auprès des princes et des peuples : « Autant la dignité royale est au-dessus des autres hommes, autant