AVEC LES FRANCS ET LES BURGONDES
l'évêque d'Autim, et il n'accorda cette distinction si enviée an prélat bonrgnignon qu'en insistant de nouveau auprès de la reine sur la nécessité d'exlirper la simonie, de détruire ces ]-estes d'idolâtrie qui se mêlaient encore au christianisme des Francs et des Burgondes, de réformer la vie scandaleuse de certains prêtres qui vivaient avec des femmes, et enfin de mettre un terme à cette invasion de laïques non préparés dans le sacerdoce et jusque dans répiscopat, qu'il appelait énergiquement V hérésie drs Jiéop/iytes\
Il lui adressa, en qualité de légat, Gyriaque, abbé de son propre monastère de Saint-André à Rome, pour tenir un concile à l'effet de remédier à tous ces désordres. Ce concile ne fut pas assemblé; mais, (Ml 602, Brunehaut et son petit-fils Thierry, roi de Bourgogne , envoyèrent une ambassade à Grégoire pour négocier par son entremise avec l'empereur byzantin un traité d'alliance offensive et défensive contre les Avares, qui menaçaient également l'Empire et les royaumes francs. On voit comment le rôle politique et social de la papauté se développait graduellement et naturellement sous le pontificat du premier des moines qui ait siégé sur la chaire de Pierre. La catastrophe de Maurice empêcha sans doute cette négociation d'aboutir; mais l'ambas-